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28 juin 2010

LA BOÎTE DE PANDORE (conclusion)

VII.            Conclusion : Vrais choix et faux débats

L’extrême degré d’intégration de notre système économique ne nous permet pas d’en isoler une variable pour la traiter séparément. Réfléchir sérieusement à la question des retraites, c’est d’abord s’extraire des naïvetés financiaro-démographiques qui naturalisent les contraintes systémiques pour aboutir tautologiquement à ce que « toutes choses égales par ailleurs » il s’agit de réduire le montant et la durée des retraites !

« Toutes choses égales par ailleurs » nous n’avons en effet d’autre choix que de suivre les contraintes du néocapitalisme et subir passivement les crises produites par ses contradictions internes.

Si en revanche nous envisageons de remettre en cause l’ensemble de cette régulation, de déconstruire sa cohérence, les retraites redeviennent le choix ouvert que nous avons présenté dans notre première partie. Nous sommes alors engagés dans une redéfinition d’ensemble dont le résultat final est nécessairement incertain. L’incertitude quant aux conséquences en chaînes – « effets pervers » du changement social est un argument solide du conservatisme. Mais il doit être mis en balance avec l’incertitude et les dommages probables de la poursuite d’un système économique instable, faute d’ajustement de la production aux débouchés et faute d’une intégration durable, social comme culturelle, des citoyens à ses institutions.

De ce dernier point de vue, la remise à plat du « débat » biaisé sur les retraites trouve sa légitimité : les « réformes » néolibérales n’ont de légitimité que dans la mesure où nous partageons l’objectif de la perpétuation de la régulation néocapitaliste.

09:50 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0)

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