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17 mai 2012

Hollande au pied du mur

 

Voici quelques notes pour éclaircir les enjeux d’un changement de personnel politique encore loin de dessiner un changement d’orientation.

Dans un premier temps, je récapitule les derniers développements de la crise financière et montre qu’ils ne laissent guère d’espoir à l’immobilisme. Non seulement la sortie de l’euro est une nécessité vitale pour notre pays, mais elle risque d’être tout particulièrement douloureuse si elle n’est pas anticipée.

Dans un second temps, je passe en revue quelques indicateurs qui reflètent l’ampleur de la crise structurelle de l’économie française, dont les prémisses sont bien antérieures à 2008.

Enfin, je propose un commentaire du discours d’investiture de François Hollande dont l’habileté politique masque mal l’évitement des questions décisives.

 

09 octobre 2011

LE PLEIN EMPLOI, POINT AVEUGLE DE 2012 ?

 

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Une campagne électorale en dit long sur ce dont elle ne parle pas. Les discours des candidats balisent le champ des discussions, dessinent ce qui sera tenu pour « important » et répété en boucle dans les medias. Bref, on parlera de sécurité, de l’école, de fiscalité… pas très sérieusement d’ailleurs puisque les candidats « sérieux » s’accordent sur la meilleure façon de s’adapter aux politiques de purges soi-disant exigées par le surendettement.

Or cette purge a commencé, un « modèle grec » en quelque sorte, nouveau paradigme du presse-citron social et de l’anorexie économique.

L’objet de cet article n’est pas de m’étendre davantage sur le blocage du jeu politique mais sur la nature d’un nouvel agenda, qui remettrait au premier plan la question clé du plein emploi – soigneusement évitée par les gens « sérieux ».

Un rappel préalable de la restauration de la souveraineté économique, car on ne saurait trop répéter qu’à défaut tout le reste ne serait que bavardage sans conséquence. Si les échanges de marchandises sont libres dans une même zone monétaire, et que les politiques salariales, sociales et fiscales sont indépendantes, le pays « moins disant » dégage mécaniquement des excédents commerciaux qui se traduisent, pour les pays déficitaires, par une combinaison de chômage de masse et d’endettement. La course à la compétitivité comprime les salaires, et reporte le besoin de pouvoir d’achat sur l’endettement. C’est précisément ce qui s’est produit en Europe, le bloc germanique accumulant les excédents commerciaux tandis que l’Europe du Sud et l’Irlande développaient un déficit chronique. La sortie de la nasse européenne est bien entendu la condition première pour rompre la concurrence perverse vers le moins disant social.

 

 

Mais cette souveraineté  n’aurait de sens qu’utilisée pour résoudre rapidement le cancer du sous-emploi : Créer le cadre institutionnel d’une dynamique vertueuse de la production et des revenus (I)  et engager une réforme d’ensemble de la protection sociale, ce qui constitue, me semble-t-il, la partie la moins explorée des projets de réforme économique (II).

 

 

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15:31 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (9)